Mon beau sapin, roi des forêts

La mode du sapin de Noël est une soustraction aberrante sur les ressources naturelles. 5’000 hectares de sapins mettent 3 semaines à mourir après 10 ans de croissance. C’est mon petit post de Noël. Avec des épines!

Simple mode ou véritable tradition?

A Noël chaque année nous avons l’habitude de mettre un sapin de Noël dans nos salons. Cette mode est vraiment très étrange, car les sapins sont des vivants de la nature. Ils vivent dans des forêts, sur des terrains qui leur conviennent, plutôt en altitude. L’hiver ils peuvent s’accommoder de températures bien en dessous de 0, mais pas de celles de nos intérieurs. Ils peuvent se charger de neige, mais pas vraiment de guirlandes et de cadeaux.

Il n’est pas question pour moi d’être trop rabat joie bien sûr. Nous avons besoin de joie et de chaleur. Mais la joie est un peu ternie si elle a dû arracher un arbre de la forêt non? Surtout que Noël est plutôt la fête du plastique qu’une célébration de la nature. A peu près tout est en plastique dans les décorations de Noël. Les boules, les guirlandes, la fausse neige, la plupart des cadeaux.

10 ans pour vivre dans la nature, 3 semaines pour mourir dans nos salons

10 ans dans la nature, c’est le temps qu’il faut à un sapin pour grandir dans la nature. 3 semaines c’est le temps qu’il met à mourir dans nos intérieurs, mourir de chaud, et de soif. Un sapin mort est tout marron et perd ses aiguilles. Comme on n’aime pas trop ça, alors on a fabriqué des variétés qui ne perdent pas leurs aiguilles, et qui se flétrissent en ne perdant que leur brillant.

Personnellement j’habite dans le 15ème arrondissement de Paris. C’est le plus grand arrondissement de Paris, et il y a plus d’habitants dans mon arrondissement que dans la ville de Bordeaux. Si on ne compte qu’un sapin pour 3 personnes il faut ratiboiser l’équivalent de 2 terrains de football. Et ensuite il faut les acheminer en camion jusque dans nos rues.

Si on imaginait un seul instant le trajets inverse cela donnerait 240’000 personnes qui partiraient en voiture début décembre avec des haches. Ils iraient ratiboiser une forêt qui aurait la taille du Parc de Princes et puis du Stade de France. Réunis. Autour il y aurait 20 autres terrains de football, une immense forêt où seraient les 80’000 autres sapins à abattre pour les prochaines années. Si on applique ce raisonnement à l’ensemble de la France c’est 5’000 hectares qui sont détruis chaque année, plus que tous les incendies du sud de la France l’été dernier!

Du temps de sapin effectif

Au mois de décembre, entre le boulot, les horaires tardifs, et les longs préparatifs, finalement on n’aura pas passé beaucoup de temps avec notre ami sapin. Et puis la plupart d’entre nous allons partir durant les fêtes de Noël. Plusieurs jours, chez mamie et papi, ou dans la belle famille. Sur place, un sapin bien sûr, what else! Et pendant ce temps à la maison sapin sera tout seul, surchauffé et assoiffé. Finalement nous allons consommer chacun une bonne demi-douzaine de sapins. Celui de la maison, celui de l’école, celui du boulot, celui de l’immeuble, de la boulangerie, celui du rond point, celui de mon agence bancaire. Quand nous rentrerons des vacances de Noël il aura déjà perdu de sa superbe. Il aura paraît-il fait la joie de tous, incarné l’esprit de Noël, égayé notre séjour, ployé sous les cadeaux pour nos enfants, fait l’admiration de nos amis. Mais déjà il sera temps déjà de le jeter. Comme un déchet, parmi nos poubelles. Les éboueurs ne le prendront pas car c’est un « déchet vert ». Il jonchera les rues pendant des semaines.

Ressources: 

Fabriquer son sapin de Noël soi-même en carton

https://treezmas.com

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Qui peut le Minimal, peut le maximal

Bonjour à vous si vous arrivez sur cette page. Les aventures de la vie minimaliste avec 43 objets ont trouvé une oreille attentive et amusée chez Le Journal Minimal. Aussi le récit paraîtra-t-il dans cette formidable publication bi-hebdomadaire.

Aujourd’hui je crois qu’on n’en est plus à des initiatives exotiques et individuelles. L’exotisme a laissé la place à des actions déterminées, et nombreuses. Le temps est venu à l’agrégation des actions pour montrer la puissance de cet élan. Le Journal Minimal a cette vocation depuis maintenant 3 ans.

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