Mobile world excess

À l’occasion d’un déplacement professionnel à Barcelone, au Mobile Word Congress, j’entame une réflexion autour du minimalisme et de tous les objets électroniques connectés.

Mobile world excess

Dans l’esprit du minimalisme il y a l’idée de faire avec moi. Moins d’objets, moins de liens qui nous privent d’un temps précieux. D’un temps pour soi, et pour notre rapport aux choses. Le minimalisme c’est retrouver de l’espace, et de la clarté dans tout ce qui nous entoure. C’est se désencombrer (decluttering), faire de la place.

Les objets connectés fonctionnent exactement à l’inverse. À commencer évidemment par nos mobiles. Ils sont les artisans d’un maillage permanent avec ce qui nous entoure. Toutes nos applications cherchent en permanence à nous ramener à elles. Dès qu’un nouveau message WhatsApp arrive j’ai une notification. Dès qu’un nouveau contenu est publié sur Twitter j’ai une petite pastille qui s’allume sur mon téléphone. Se concentrer sur un sujet pendant plus de quelques minutes est devenu une véritable guérilla électronique.

Slow mobile in progress

J’ai essayé de réduire mon utilisation du mobile, dans une optique minimaliste, tout en restant évidemment très connecté au monde qui m’entoure.

Tout d’abord, j’ai réduit le nombre d’applications sur mon téléphone. J’ai fait une page pour les applications de couleur verte, une pour les bleues, une pour les rouges une pour les oranges les noirs et les blanches. Pour chaque page j’ai dû éliminer toutes les applications superflu. Celle dont je me servais très peu.

Ensuite j’ai enlevé tous les éléments de la première page de mon téléphone. Si bien que quand je l’allume je ne vois rien d’autres qu’une douce image de fond. Une image apaisante qui me fait du bien.

Après je suis allé dans les réglages pour supprimer  toutes les notifications qui ne sont pas strictement nécessaires. Pour moi seul les SMS m’apparaissent comme nécessaires. Aucune notification de nouvel e-mail. Aucune notification d’un nouveau message WhatsApp. Aucune notification d’aucun réseau social. D’aucun journal, d’aucun fournisseur de contenu. Maintenant c’est moi qui fais la démarche d’aller consulter mes Like sur Instagram, ou mes nouveaux followers sur Twitter.

C’est moi qui choisis d’aller où je veux, j’ai fait de la place et j’ai retrouvé de l’espace. J’ai retrouvé du temps, et de la liberté avec,  et surtout sans mon mobile. J’en suis très content, c’est beaucoup plus calme. Je pense que nous gagnerions à faire avec modération dans nos usages connectés, et en particulier à éduquer nos enfants dans cette voie.

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